Le dernier film sur Marie-Madeleine

Ayant vu ce film hier, je peux dire qu’il m’a beaucoup déçue ! Réinterpréter totalement un personnage hautement célèbre et dont la vie nous est tracée dans les évangiles ou les écrits mystiques relève toujours de la gageure. Un minimum de vraisemblance historique est attendue  de la part d’un cinéaste  s’attaquant à ce genre de figure biblique. Dans son film le réalisateur réinvente “sa” Marie-Madeleine, sa parenté, ses obligations, les lignes de sa vie. La figure de Jésus-Christ , si peu charismatique est en décalage de 20 ans par rapport à l’âge qu’il avait au moment de sa mort ! Il est très peu convaincant. On a presque pitié de ce pauvre prophète vieillissant… Il y a une volonté omniprésente de focus sur le baptême, mais genre baptême évangélique sur les plages d’Australie… Bref, ce film est d’un ennui terrible, l’âme du spectateur n’est ni touchée ni élevée, tous les propos retombent à plat ! J’ai quitté la salle avant la fin ! Néanmoins, j’ai noté quelques prises de vue originales ainsi que certains paysages réussis…

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Une expo itinérante sur Marie-Madeleine

Pour la première fois, une expo itinérante* de 100 chefs-d’œuvres du Moyen-Âge à nos jours ! D’innombrables artistes ont été inspirés par la figure de Marie-Madeleine: sa beauté solaire, sa chevelure légendaire, sa conversion retentissante, son amour inconditionnel pour le Christ, sa solitude au désert…

C’est à la fin du Moyen Âge, (il est très probable que la découverte de ses reliques à St Maximin par Charles II en 1279  ait été le déclencheur d’un vaste mouvement de représentation picturale…) que Marie-Madeleine commence à être représentée pour elle-même. En femme mondaine, avant sa conversion, avec  ses longs cheveux dénoués . On la pare de robes splendides et de bijoux, suivant les modes des époques, et son corps incarne toujours l’idéal de la beauté féminine. Les artistes soulignent largement sa sensualité mêlant sacré et profane. L’autre visage de la Madeleine est la pécheresse repentie mouillant de ses larmes les pieds du Christ et les essuyant avec ses cheveux. Le flacon de parfum précieux , son attribut caractéristique, se retrouve sur toutes les oeuvres. Et enfin la Madeleine au matin de Pâques , à genou devant le Christ ressuscité (cette scène est desormais appelée le”noli me tangere”)

Marie-Madeleine aujourd’hui  

Inspiratrice de nombreuses autres oeuvres d’art, cinématographiques musicales et littéraires (dont le dernier retentissant Da Vinci Code de Dan Brown), c’est bien la seule sainte qui continue à inspirer autant les artistes d’aujourd’hui!

et bientôt au cinéma un nouveau film en mars 2018

*Exposition “Marie-Madeleine, la passion révélée” terminée en février 2017: première étape d’une exposition itinérante conçue en partenariat avec le Musée de la Chartreuse à Douai et le Musée des Beaux-Arts de Carcassonne. 

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La reconstitution du visage de Marie-Madeleine

7ème congrès international de pathographie-08/09/17

Marie-Madeleine avait les pommettes saillantes, les cheveux sombres et le nez proéminent… ”

Le médecin légiste Philippe Charlier, spécialiste des énigmes médico-historiques, a reconstitué le visage de Marie-Madeleine. Il a présenté le résultat de son travail d’après 400 photos du crâne conservé dans la basilique de St Maximin , à l’occasion du 7ème congrès international de pathographie.

Nous avons appliqué des méthodes médico-légales et anthropologiques à un crâne considéré comme une des reliques les plus importantes de la chrétienté“, a expliqué à l’AFP Philippe Charlier, paléopathologiste et spécialiste français des énigmes médico-historiques, à la tête d’une équipe d’une dizaine de chercheurs de l’université de Versailles (St-Quentin-en Yvelines) qui a travaillé sur le projet pendant un an.”Il n’a pas été possible de sortir le crâne du volumineux reliquaire situé dans la crypte de la basilique”, a précisé le chercheur, “mais nous avons eu la chance de travailler sur des cheveux qui étaient anciennement adhérents au crâne et nous avons réalisé près de 400 photos du crâne pour réaliser une reconstruction 3D”.

Leurs résultats ont permis de confirmer ceux d’une expertise anthropologique réalisée par le CNRS en 1974, établissant que les reliques appartenaient à une femme, décédée quand elle avait une cinquantaine d’années, de type “Méditerranéen gracile” aux cheveux bruns foncés ou noirs. “Nous avons découvert qu’elle semblait appliquer de l’argile sur ses cheveux –dans un but soit antiparasitaire soit esthétique”, ajoute le chercheur.

 

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